13 mars 2026

LIGUE DE BRETAGNE : PROJET DE RECHERCHE SUR LA SECTION SPORTIVE TRIATHLON DE DINAN

Photo : Emma Rajaut et Valentine Queva

 

Deux étudiantes de l'École Normale Supérieure de Rennes, Emma Rajaut et Valentine Queva, ont choisi la section sportive scolaire pour un de leurs projets de recherche. Elles nous en disent plus dans l’interview qui suit.

Pourriez-vous vous présenter chacune en quelques mots ?

Emma Rajaut et Valentine Queva : Nous sommes toutes les deux étudiantes en première année à l’École Normale Supérieure de Rennes, au sein du département 2SEP (Sciences du Sport et Éducation Physique). Nous avons intégré cette formation après avoir validé une Licence 2 STAPS mention « Éducation et Motricité ». Nous venons de deux universités différentes : Emma a effectué son cursus STAPS à Montpellier, tandis que Valentine était inscrite en STAPS à Liévin. Dans le cadre de notre formation à l’ENS, nous devons réaliser deux mémoires de recherche : l’un orienté vers les sciences de la vie et l’autre vers les sciences humaines et sociales. Nous vous présentons ici celui que nous avons mené avec la section sportive du lycée de Dinan, qui s’inscrit dans le domaine de la physiologie du sport.

Pratiquez-vous un sport ? Vous êtes-vous déjà essayées au triathlon ?

Emma : Oui, je pratique des activités sportives plutôt artistiques, comme la gymnastique et les arts du cirque. En revanche, je n’ai jamais pratiqué le triathlon.

Valentine : Oui, je pratique la natation depuis l’âge de 6 ans et le triathlon depuis mes 14 ans. J’ai intégré une section sportive triathlon au collège Jean Vilar à Angres dans le Pas-de-Calais, puis j’ai poursuivi ce parcours en section sportive triathlon au lycée Henri Darras à Liévin. Ces deux sections sportives sont en partenariat avec le Triathlon Club de Liévin.

Pourquoi avez-vous choisi la section sportive scolaire du lycée de Dinan pour votre projet de recherche ?

La section sportive du lycée de Dinan a représenté une véritable opportunité pour mener notre projet de recherche. Cette population nous paraissait particulièrement intéressante, car les élèves pratiquant le triathlon sont soumis à une charge d’entraînement importante, qu’il peut être difficile de concilier avec les exigences scolaires du lycée. Dans ce contexte, notre objectif était d’étudier différentes conditions d’intensité d’entraînement afin d’analyser leur impact sur la fatigue réelle et perçue chez ces lycéens.

Quand avez-vous choisi la section sportive scolaire du lycée de Dinan pour votre projet de recherche ?

Notre protocole expérimental s’est déroulé entre la fin du mois de janvier et la mi-février 2026. Il était organisé autour de six rencontres expérimentales réparties sur deux semaines consécutives.

Chaque semaine, trois entraînements étaient réalisés : deux le mercredi et un le jeudi. Le mercredi, les athlètes effectuaient deux séances successives, alternant une séance à haute intensité et une séance à faible intensité. L’ordre de ces séances variait selon les groupes (haute intensité puis faible intensité, ou inversement). Le jeudi, tous les participants réalisaient la même séance, ce qui permettait d’évaluer l’état de fatigue résiduelle après l’enchaînement réalisé la veille. Nous testions ainsi deux conditions expérimentales : un entraînement réalisé après une journée « haute intensité→ faible intensité », et un entraînement réalisé après une journée « faible intensité → haute intensité ». Ce dispositif permettait que chaque triathlète expérimente les deux types d’enchaînement, afin de comparer leurs effets sur la fatigue aiguë.

Quel est l’objectif de ce projet ?

L’objectif de ce projet est de déterminer si l’ordre des séances d’entraînement de différentes

intensités réalisées au cours d’une même journée influence la fatigue réelle et la fatigue perçue lors de l’entraînement du lendemain.

Que comptez-vous faire de votre mémoire une fois terminé ?

Ce mémoire s’inscrit dans le cadre d’une initiation à la recherche. Il nous permet de nous familiariser avec la rédaction d’un travail scientifique, avec les différentes méthodes de collecte de données ainsi qu’avec l’analyse et l’interprétation des résultats. À ce stade, nous n’avons pas de projet particulier de valorisation de ce mémoire une fois celui-ci terminé, si ce n’est de le présenter en fin d’année scolaire lors du congrès Delphine Thévenet, organisé par le département 2SEP de l’ENS Rennes.