S’équiper

Vous avez découvert le triathlon et vous souhaitez aujourd’hui mieux vous équiper ?

Bonne idée ! S’il n’est pas décisif, votre matériel participe pleinement à votre performance et au plaisir ressenti tant à l’entraînement qu’en compétition.

Voici quelques pistes pour upgrader votre équipement.

Les incontournables

À moins que la température de l’eau ne dépasse les 24°C, la natation autorise le port d’une combinaison. Pour optimiser votre glisse, choisissez un modèle conçu en Yammamoto #39 ou en Giga #40, les références actuelles du néoprène en matière de souplesse et de légèreté.
Si possible, soyez attentif à ce que votre combinaison dispose d’un revêtement SCS (Super Composit Skin) pour ses qualités hydrophobe et anti-friction.

Du côté du vélo, optez pour un cadre full carbone aux formes de tubes aérodynamiques. Renseignez-vous sur le poids du cadre nu, prenez un cintre rond qui permet le montage de prolongateurs et équipez-vous d’une paire de roues carbone à jantes hautes entre 40 et 90 mm.
Il est possible de mixer les hauteurs avec par exemple une jante de 60 mm à l’avant et de 88 mm à l’arrière pour favoriser la pénétration dans l’air et minimiser votre traînée aéro.

Pour la course à pied, et après avoir procédé à une étude de votre foulée en magasin ou chez un professionnel, orientez-vous vers une paire de running qui sied à votre attaque de pied (pronateur, supinateur, universel, attaque talon/médio/avant-pied) et qui allie à la fois des qualités d’amorti et de retour d’énergie.

Ne vous fixez pas d’acheter le modèle le plus léger possible, mieux vaut protéger vos articulations.

Enfin, une montre cardio-fréquencemètre (avec ceinture ou capteur au poignet) vous permettra de réguler votre allure et de ne pas vous mettre dans le rouge

Les optionnels

Si la combinaison est interdite, ayez à disposition une Swimsuit, c’est-à-dire une épaisseur textile sans néoprène et compressive jusqu’au dessus des coudes et des genoux qui vous gainera et vous permettra de mieux glisser dans l’eau.

À vélo, investissez dans un casque aérodynamique qui optimisera les flux d’air autour de votre tête et, si votre bourse le permet, équipez-vous d’un capteur de puissance qui vous informera à la seconde près de l’efficacité de votre coup de pédale, de votre investissement énergétique et vous permettra de lisser votre effort notamment pour les épreuves Longue Distance.

À pied, des lunettes à verres photochromiques seront idéales pour vous adapter à toutes les conditions météorologiques, notamment si elles sont changeantes.

Les accessoires

Très pratique, achetez un sac de transition pour vous rendre sur votre épreuve. L’intérêt est double : d’une part, ranger la quasi totalité de votre équipement car ces sacs sont étudiés pour ; d’autre part, ne rien oublier en procédant à une check list !

Essentiel également, surtout si vous voyagez en avion, la valise à vélo renforcée plutôt qu’un simple sac à vélo flexible afin de protéger votre cadre, vos roues, votre poste de pilotage ou encore votre (fragile) patte de dérailleur arrière.

Pensez également à un double support de bidons à positionner derrière votre selle et qui vous permettra d’emporter deux bouteilles en plus pour une hydratation optimale durant l’effort.

Afin d’éviter les coups de soleil et insolations, une casquette ou au moins une visière sont les bienvenues pour soulager votre visage et votre nuque en cas de canicule durant la course à pied, tout comme une ceinture gels pour la nutrition.

N’oubliez pas

On n’y pense jamais, mais ne partez pas sans : un bonnet de bain de secours ou en cas d’eau très froide, toujours deux paires de lunettes de natation pour conditions ensoleillées ou de basse luminosité, une serviette pour la zone de transition, une pompe à pied, deux ceintures porte-dossard au cas où, une veste après course, une mini-trousse à pharmacie, du papier-toilette, des clés Allen pour les réglages de dernière minute, un prolongateur de valve, une chambre à air et des cartouche co2 avec leur adaptateur, du scotch, une paire de ciseau, des élastiques pour maintenir vos chaussures à plat sur le vélo, des épingles à nourrice, un marqueur gagner du temps si trop de monde à l’entrée du parc, un pot de vaseline pour les irritations de la combinaison néoprène notamment au niveau du cou en eau salée, de la crème solaire et des sacs plastiques pour l’enfilage de la combinaison.

Avec tout ça, et un bon entraînement bien sûr, plus d’excuses pour rouler vers l’exploit.

Pierre Maxime Branche
Triathlète Magazine

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