3 août 2026

RETOUR SUR LES CHAMPIONNATS DU MONDE JUNIORS RAIDS

Suite à ces premiers championnats du monde juniors de raid multisport, les résultats des équipes françaises ont fait couler de l'encre sur de nombreux réseaux. Avec toutes ces équipes présentes médaillées et 5 titres sur les 6 catégories, elle n'a laissé que peu de places aux autres nations.
Pourquoi une telle hégémonie ?
Sans doute grâce à ses clubs formateurs, à sa structuration et son développement croissant au sein de la FFTRI. Cette volonté de former les jeunes au sein des écoles de raid permet d'en récolter les bénéfices ... et cela n'est que le début

 

U25 Mixtes : Armel Berthaud et Noélie Gauthier (Outdoor 07)

 

“De retour du Canada, nous ramenons dans nos bagages le titre de Champions du monde U25 mixte, doublé d'une immense satisfaction : la victoire au classement général scratch.

 

Ce que l'on retient avant tout de ces Mondiaux, c'est l'essence même du raid aventure. Avec 6 à 7 heures de course très engagées par jour, le terrain s'est révélé particulièrement exigeant. Entre la technicité du sol et une orientation hors sentier très exigeante.

Pour aller chercher ce résultat, il a fallu faire preuve d'une polyvalence totale et être très solides techniquement sur chaque section. Mais le raid, c'est aussi des souvenirs mémorables : nous garderons longtemps en tête ces sections kayak au lever du jour, au milieu des immenses lacs canadiens.”

 

 

U18 Mixtes : Amandine Govin et Dayan Molus (FFTRI/Raid’Alp)

 

“Les championnats du monde de raid juniors 2026 au canada en trois mots :  découverte, intense et aventure ! 

On ne savait pas réellement où on mettait les pieds, chaque raid dépend du terrain et de l'orga. Et là, nous n’avions que peu d’informations! Donc le prologue hors chrono avec les équipes locales nous a permis d'avoir un avis la dessus ! On a pu regarder les cartes, les éléments manquants (les cartes étaient très synthétiques) et surtout constater la bonne humeur des bénévoles !

Le premier jour s'est bien passé, Amandine (qui avait la carte) s'est trompée au premier embranchement mais sinon tout bien, on se détache assez vite du peloton, on trouve sans problème les balises (sans définitions ou presque) et on arrive vers la fin de journée quand Dayan se tord fort la cheville. On met un peu de temps à repartir en marchant pour pas trop forcer, on reprend nos esprits et on attaque la dernière épreuve de la course : tyrolienne et natation. Dayan fait la tyro, s'arrête dans l'eau à 1/3 de la fin et termine à la force des bras sur bien 30m, sachant qu'il était en partie immergé et portait son  sac trempé. Pendant ce temps Amandine nage comme elle peut et encourage Dayan. On part ensuite sur la natation qui nous a achevé, mais on pense bien fort à tous les messages de nos proches et on passe la ligne d'arrivée avec le sourire quand même ! 

On repart le lendemain matin à 7h assez stressés par la cheville de Dayan, il a quand même du mal à marcher, on sait pas trop ce que ça va donner, surtout qu'on part sur une section course d'orientation. Au final, à part l'ordre choisi par Amandine, tout se passe bien, on enchaîne sur des épreuves de vtt orientation et de trek assez intense mais le moral nous porte ! Arrive alors la section fatidique de canoë canadien, où on fait 8km avec du vent de face dans la tête. On enchaîne sur un trek, puis sur de la tyrolienne/saut et nage qui nous laisse bien dans le mal. On se force à courir, on a hâte d'arriver, on reprend le canoë et on attaque la dernière section vtt. On a la surprise de découvrir un canoë pour mettre nos vélos afin de traverser une rivière...alors que nous on doit passer à la nage ! On termine par de l'orientation, et on a la force de sprinter sous l'arche avec le drapeau français dans les mains! 

Les moments qu'on retient le plus c'est la boue du marécage jusqu'aux cuisses, la natation avec les gilets au dessus des yeux, l'arrivée avec le drapeau français et la cérémonie de clôture quand même ! 

C'était un raid incroyable, super bien construit, qu'on a adoré faire tous les deux, merci beaucoup à la fftri de nous avoir permis de vivre tout ça (même si on avait pas de tenues et qu'on a pas eu le droit aux story sur votre compte)”

 

 

U25 Femmes : Melle Chiffet et Laura Berruer (Lubéron Terre de Raid)

Le Canada ?

Une aventure humaine et sportive en dehors de tout ce qu'on connaît chez nous...

Le prologue a été un moment unique partagé avec les jeunes locaux découvrant le raid.

Puis c'est parti pour le J1, on est surprises de la tête des cartes...tout est vraiment différent de chez nous, il nous faut un temps d'adaptation pour comprendre comment fonctionne le raid aventure de ce coté ci de l'océan, on fait beaucoup beaucoup d'erreurs sur cette première journée le mental est mit à l'épreuve...

On se remobilise le lendemain et on part rapidement dès le début avec l'objectif de reprendre du temps et creuser de l'écart.

Finalement, on semble avoir compris le jeu de chasse au trésor magnifique que nous a concocté l'organisation, on est plus propre sur l'orientation et on savoure réellement les moments.

On termine finalement ce raid très contentes d'avoir réalisé une full race et d'avoir vécu des moments magiques avec ma super coéquipière Laura dans un décor d'aventure incroyable. Ce raid nous aura apporté une expérience de course d' aventure comme on en avait encore jamais vécu, merci le raid

 

 

U18 Femmes : Léna Bourdon et Lauriane Bouchut (Lubéron Terre de Raid)

Après un premier jour plus long que ce à quoi je m’attendais personnellement, l’expérience du raid aventure a tout de même été géniale, entre les paysages, l’orientation qui n’avait rien à voir avec ce que l’on fait chez nous et les marais qui rendaient la progression plus difficile mais tellement atypique. Le deuxième jour a paru comme un fleuve tranquille, entre la facilité d’orienter une fois habitué aux cartes, un environnement plus simple et une épreuve un peu plus courte. Mais ce que je garderai aussi en tête c’est le format intergénérationnel et inter culturel du prologue ainsi que du campement qui nous permettait de découvrir tellement de choses sur chaque pays.”

“La première chose que je retiens de ce championnat du monde est la notion «aventure» du raid que j’ai particulièrement apprécié. Cela comprend les passages dans les marais, enfoncées dans la vase jusqu’aux genoux, en essayant d’en sortir difficilement, avec les chaussures qui restent au fond de l’eau, les chutes et la lente progression. Également, le trekking au milieu des rochers et des troncs d’arbres glissants en fait partie, dans des endroits sombres où la frontale devient nécessaire, sur des barrages de castors qui tiennent par de simples branches. Ou encore courir avec les gilets imbibés d’eau, évoluer dans un milieu très aquatique, en ayant nos affaires mouillées pendant tout le week-end.

Mais, outre l’environnement qui était très différent de la France, les cartes étaient également techniques puisque nous n’avions pas l’habitude d’avoir si peu de précisions et les chemins ne correspondaient pas forcément. 

De même, l’expérience avec tous les autres athlètes de différentes nations étaient très enrichissante. En effet, que ce soit aux tentes du camp de base ou pendant la course, il y avait beaucoup d’entraide et nous avons pu échanger avec des personnes aux cultures différentes. 

En résumé, ce championnat du monde au Canada était l’occasion parfaite de découvrir le raid aventure, mêlant trail, VTT, course d’orientation, trek, natation, tyrolienne, canoë et coasteering : une expérience incroyable !”

 

 

U18 Femmes : Adeline Choutkoff et Maïwenn Tate (FFTRI/O’Bugey)

“Les lacs, la forêt, les moustiques... voilà ce que nous découvrons en sortant de l'avion. Cette faune et cette flore hostiles, que l'on va devoir dompter pendant nos deux jours, nous attendent.

À 8 h, sur l'eau, notre aventure commence.

La mise en route est dure on se trompe de chemin, on cherche nos balises... Bref, ce ne sont pas des cartes françaises! Ici, pas de détail, c'est une vraie bataille pour trouver chaque balise. Néanmoins, les sections s'enchaînent bien jusqu'au dernier trek, qui commence à se faire sentir dans les jambes. La chose qui nous fait tenir le ravito à l'arrivée ! Une dernière petite erreur pour rajouter du dénivelé (on n'était pas assez fatigués), et, en bas de la tyrolienne, on aperçoit enfin l'arrivée (il était temps). On conclut cette première journée en beauté. Maintenant, au dodo et à manger (très bon d'ailleurs) pour bien récupérer.

Le lendemain, on se lève les jambes lourdes.

La journée va être dure. Dès le départ, on prend notre rythme. On s'entraide avec une équipe de Canadiens pour trouver la première transition. Puis, on enchaîne vélo, natation (où Adeline a failli se noyer à cause d'un gilet trop grand!), vélo, trail, vélo, trail, vélo... et là, on se trompe de chemin. Impossible de savoir où nous sommes, perdus en plein milieu des marais, attaqués par des centaines de moustiques. On n'arrive plus à réfléchir. Après un bon moment perdu, on trouve enfin notre balise. L'adrenaline est montée, maintenant on se remobilise.

Le reste de la course s'enchaîne bien (à part le kayak qui ne nous écoutait plus !). Dernier passage technique: le canot avec nos vélos. Pas le temps d'attendre, on saute dans l'eau avec nos vélos! Enfin, la dernière balise est là. On décide alors de finir main dans la main avec l'équipe canadienne que l'on vient de retrouver en chemin. C'est ça, le raid: un sport d'aventure, mais surtout d'entraide et de cohésion!

L'arrivée... La meilleure des sensations: celle de la fierté, de la joie, du bonheur, tout simplement!

C'est alors, plein d'étoiles (et de moustiques) dans les yeux, que nous retournons en France. Merci le Canada”