
INTERVIEW DU CHAMPION DE FRANCE MASTER DE TRIATHLON : CÉDRIC FLEURETON
Photo : FFTRI/Maxime Delobel
Le 6 juin dernier, Cédric Fleureton est devenu champion de France master. L’interview qui suit permet de faire plus ample connaissance avec le sociétaire du Triathlon Mâcon Club qui a été membre de l'équipe de France au début des années 2000.
Peux-tu nous rappeler les principales lignes de ton palmarès ?
J’ai été membre des équipes de France de 2001 à 2009. J’ai été double vice-champion d’Europe 2005 et 2006, double vainqueur de Coupes du Monde à Cancun en 2004 et à Lorient en 2008 (le circuit WTCS n’existait pas). J’ai obtenu plusieurs podiums en Coupe du monde et plusieurs fois champion de France des clubs avec Sartrouville.
Ensuite, je suis allé vers d’autres sports. J’a été médaillé de bronze aux Championnats du monde de trail en 2017, triple champion de France de trail court (2014, 2015, 2016), champion de France de course de montagne en 2016, vainqueur du trail du Marathon du Mont Blanc en 2016, double vainqueur du marathon du beaujolais (2015, 2016), vainqueur de la Saintelyon 2019, 3e du Trail des Templiers en 2016.
Quand avais-tu pris ta retraite d'athlète de haut niveau ?
J’ai dû mettre fin à ma carrière de triathlète en 2009 à la suite d’une fracture de la cheville et dans l’idée de ne plus jamais épingler un dossard. Je me suis repris au jeu cinq ans plus tard presque par hasard dans une autre discipline, le trail.
As-tu continué à pratiquer régulièrement le Triathlon après cet arrêt ? Quel est ton volume hebdomadaire d'entraînement aujourd'hui ?
J’ai fait une bonne coupure après mon arrêt du Triathlon; Déjà parce que je ne pouvais plus courir du fait de ma cheville mais aussi parce que j’étais usé par 15 ans d'entraînement quotidien. Quand j’ai pu, j’ai repris le VTT et la course à pied à petite dose. En revanche, la natation, j’ai dû attendre plus longtemps pour retrouver l’envie. C’est la perspective de faire l’Otillo avec David Hauss en 2017 qui m’a fait retrouver le chemin de la piscine. Aujourd’hui, je m'entraîne entre 8 à 10 h par semaine. J’essaie d’effectuer un entraînement quotidien. C’est le vélo que je pratique le moins. Je fais essentiellement du vélotaf.
Comment t'es-tu reconverti ?
Aujourd’hui je suis agent SNCF. J’ai bénéficié d’un CIP (contrat insertion professionnelle) pendant ma carrière de triathlète, j’y suis resté. Je suis chef d’équipe de contrôleurs sur TGV Inouï.
C'est la 2e année consécutive que tu participes (et que tu gagnes) à ce Championnat de France ? Pourquoi ce choix ?
L’an passé, les Championnats de France de Duathlon étaient à Mâcon. Un très bon ami m’a demandé d’y participer pour la notoriété du club. J’ai accepté, j’ai gagné, et comme le club faisait le déplacement aux Championnats de France de triathlon, je me suis dit que ce serait cool de faire le doublé. Cette année, j’ai refait le déplacement avec le club et mon fils.
Ta course s'est-elle passée comme dans un rêve ? Qu'est ce qui t'a permis de gagner ?
Le format S avec drafting me convient bien, c’est ce que j’ai fait pendant des années. Je suis relativement complet dans les 3 disciplines. J’aime quand ça va vite et pour être honnête je n’ai pas l'entraînement ni le matériel pour faire plus long.
Ton fils a également participé à ce Championnat de France mais il n'a pas franchi la ligne ? Que lui est-il arrivé ? Quel est son profil de triathlète ?
En effet, il a déraillé, sa chaîne s’est coincée entre le pédalier et le cadre, il a dû abandonner. Yanis évolue en D2 pour les couleurs d’Autun, il s’est mis au triathlon sérieusement y a quelques années, il progresse bien et commence à être régulier sur des Top 20
Les gens te reconnaissent-ils lorsque tu participes à une course ?
De moins en moins, c’est normal, la nouvelle génération était à peine née quand j’ai arrêté le triathlon. Il y a que les anciens qui me reconnaissent, mais je peux marcher tranquille. J’ai plus de notoriété dans le trail car ma carrière est plus récente et les réseaux sociaux plus présents. Ce qui est marrant, c’est que beaucoup de trailers ne savent pas que j’ai été triathlète par le passé et beaucoup de triathlètes ne savent pas que j’ai été trailer après le triathlon.
Suis-tu attentivement les résultats de l'équipe de France de Triathlon ?
Oui bien sûr, j’ai un œil sur toutes les courses et le niveau chez les filles comme chez les garçons est impressionnant. Je suis content de voir que le triathlon français se porte bien.
Quels seront tes prochains objectifs ?
Je n’ai plus vraiment d’objectif compétitif, ce qui m’anime dorénavant c’est de garder la forme en pratiquant le maximum de disciplines. Le Triathlon est idéal pour ça. Je fais aussi d’autres sports comme le ski, le surf…

























