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Triathlon au féminin : Aurélie, notre débutante témoin

Triathlon au féminin : Aurélie, notre débutante témoin
Le 27 Septembre 2011

Voici le deuxième témoignage d'Aurélie qui se lance dans le triathlon cette année. Après le Triathlon de Versailles, Aurélie a participé au Triathlon d'Enghien. Voici ses impressions:
 

" Le réveil a été un peu dur dimanche (mettre le réveil à 6h30 un dimanche matin, faut vraiment être motivée!!!). Quand le réveil a sonné, le premier réflexe c'est de se dire oh non, déjà lundi... pas envie d'aller bosser, mais quand on réalise que cette sonnerie, pour une fois ne veut pas dire boulot, mais triathlon d'Enghien, on se retrouve debout en un temps éclair ! (question de motivation ;)...). Un bol de café et quelques tartines histoire de prendre des forces, et zou, on file à la gare du nord attraper le train de 7h28, l'occasion de rencontrer les premiers concurrents, facilement repérables dans le train car accompagnés de leurs vélos!
 
La natation : cette fois-ci, c'est la natation qui a été le plus difficile ! La distance était plus courte qu'à Versailles, mais il n'y avait pas de départ différé pour les filles (et dire que j'avais osé râler la fois où on nous l’avait annoncé...). A 400 nageurs dans l'eau, ça cogne sévère... pour éviter la baston du départ, je décide de me mettre tout à droite et légèrement en retrait, pour prendre un peu plus large et être tranquille, quitte à nager un peu plus... manque de bol, je n'avais pas vu qu'une structure métallique (un genre d'éclairage dans le lac) était justement placée pile à cet endroit, et nous forçait à suivre le mouvement sur la première longueur... après quelques secondes de réflexions, je réalise qu'il me reste deux solutions: rester en arrière ou... foncer dans le tas!
Je prends une grande inspiration, et je fonce dans le tas! Le plus dur à passer a été la "barrière des brasseurs": coups de pieds assurés ! Une fois ce peloton passé, et bien il suffit d'agiter les bras (pas trop les jambes au départ histoire de pas assommer les gens de derrière) sans trop se poser de questions et de suivre le mouvement! La sensation de nager "collé/serré" au milieu de plein de gens est assez surprenante, mais l'avantage, c'est qu'il n'y a pas tellement besoin de regarder où on va !
Le passage de la première bouée est un peu dur (je suis en plein dans le peloton, et je m'offre une petite gorgée d'eau du lac d'Enghien… Après tout l'hydratation c'est important quand on fait du sport ;)...). Pour la deuxième j'arrive à m'écarter (cette fichue structure métallique a enfin disparu) et à prendre large pour être tranquille... La dernière longueur se fait donc tranquillement, en plus sur la fin de parcours le groupe s'étale donc c'est plus facile!
 
Le vélo ensuite! Ce coup-ci, j'ai un "vrai vélo de course avec des pneus fins";) et franchement, ça change pas mal! Et un défi à relever: Thomas (mon tri-Partner qui nage comme un poisson...) avait gardé son VTT, et mon défi était de le rattraper pendant le vélo! Bon, je n'ai pas réussi (il avait pris trop d'avance en natation...) mais je fais quand même un meilleur temps que lui sur le vélo!!!  (D’accord, seulement 11 secondes, mais c'est toujours ça de pris !).
Un vélo de course, ça change quand même pas mal les choses (et puis il doit aussi y avoir le côté psychologique : « j’ai un bon vélo donc j’ai plus d'excuses »), mais il me reste quand même à m'entraîner un peu, le vélo, ce n’est pas encore mon point fort! Mais j'ai vraiment pris du plaisir sur cette partie! J’avais une sensation de facilité (j'avais essayé le vélo juste 1/2 heure vendredi soir, donc je gardais les sensations de mon ancien vélo!), par contre, c'est moins stable, et on ressent tous les défauts de la route. En plus, comme c'est le deuxième triathlon, et qu'il est moins long qu'à Versailles, je sais que je suis capable de tenir la distance et je cherche moins à m'économiser!
 
La course à pied enfin! Ce coup-ci, même la course à pied a été déroutante ! La transition a été plus difficile que la dernière fois: je pense que j'y ai été "plus fort" sur le vélo, et la distance à parcourir en courant à côté du vélo a été plus faible qu'à Versailles, donc les jambes n'ont pas trop eu le temps de s'habituer. Sur les premières foulées, j’ai une sensation bizarre de jambes raides, qui "tapent fort" sur le sol... (j’ai du mal à allonger les jambes) donc je ne pars pas trop vite, histoire de voir comment ça revient! Et petit à petit je sens les jambes se délier, et je recommence à courir comme j'en ai l'habitude! Le seul souci, c'est que c'est déjà l'arrivée (qui aurait cru que je serais presque triste de voir une ligne d'arrivée!!!). Quoi, c'est déjà fini? C'est quand le prochain ;)?
 
Je crois que ça y est, je suis fichue, je viens d'être définitivement contaminée par le virus du triathlon! (attention c'est contagieux, Camille ma coloc- a aussi adoré, et est prête à ressigner!)
En plus, maintenant que j’ai un vélo de championne, plus d'excuses!!! "

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