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Le triathlon au féminin

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Le triathlon
c'est aussi pour moi

Le triathlon c'est aussi pour moi

Aurélie vient de se lancer dans le triathlon sans être licenciée et a accepté de témoigner sur ses premières épreuves, premières impressions, sensations. Nous la suivrons tout au long de sa saison sportive. Voici le premier récit de notre fil rouge triathlon au féminin !

  • Le premier triathlon d'Aurélie
    Son vécu sportif 

    Aurélie a toujours été sportive. Sans être spécialisée dans un sport, elle a toujours apprécié de « goûter » à de nombreux sports, divers et variés, notamment durant ses années à la Fac où les opportunités de pratiquer en groupe des sports, individuels ou collectifs, étaient nombreuses.

    Sa pratique jusqu'à son entrée dans la vie professionnelle consistait en une sorte de « Zapping sportif ». Elle aimait alors « faire un peu de tout ».

    Son entrée dans la vie active a marqué un arrêt dans sa pratique sportive par manque de temps. Aurélie a ainsi arrêté de faire du sport pendant quelques temps jusqu’à ce que celui-ci lui manque et qu’elle veuille s’y remettre. Cette volonté de recommencer une activité sportive lui a demandé de changer sa façon de faire du sport : au lieu de faire, comme à la Fac, en fonction des opportunités qui se présentaient, elle s’est mobilisée pour se remettre dans une dynamique sportive.

    Aurélie s’est alors mise à la course à pied. L’avantage qu’elle voit dans ce sport est avant tout son côté pratique. Elle peut aller courir de façon autonome, sans horaire. Pour elle, la course à pied est le sport qui prend le moins de temps. Pour se motiver dans cette nouvelle façon de pratiquer, Aurélie s’est fixé des objectifs de compétition. Pour elle, s’inscrire à des 10kms, 15kms ou semi-marathon est une solution pour se motiver à aller courir.

    Avant qu’un ami lui lance le défi de faire un triathlon, Aurélie a couru le semi-marathon de Paris et a participé à plusieurs courses sur 10 ou 15kms. Sans le défi de son ami, elle pense qu’elle n’aurait jamais osé prendre le départ d’un triathlon. Elle s’est donc lancée dans l’aventure à l’occasion du Triathlon de Versailles le 08 Mai dernier. Elle a été ravie et avait déjà inscrit de nouveaux triathlons à son programme.

    Voici son récit après le triathlon de Versailles : 

    « Voici le récit de mon premier triathlon! C'était top, même le soleil était au rendez-vous!

    Ambiance super sympa, organisateurs souriants

    La natation: les organisateurs ont fait 2 départs, un pour les garçons, et un deuxième pour les filles deux-trois minutes plus tard... Après avoir râlé 5 min en me disant que c'est pas juste qu’ils partent devant, j'ai vite compris en voyant partir la "meute" qu'il valait mieux partir après! Le départ des filles est quand même resté "sportif"! 

    J'ai eu du mal au début, surtout à cause du manque de visibilité et de repère. C'est vraiment différent de nager en piscine et en milieu naturel, on n'est pas « tranquilou » dans sa ligne d'eau! J'ai bu deux trois tasses sur la première moitié, mais sur la fin j'étais bien, j'avais trouvé mon rythme (il suffisait de respirer sur 2 tps, et pas sur 3 comme en piscine)...

    La combi, super, c'est impressionnant comme ça fait flotter, ya plus qu'à agiter les bras et les jambes, et ça avance tout seul!

    Le vélo maintenant: le plus dur pour moi... quand je suis arrivée pour mettre mon fier « b'twin » dans le parc à vélo, je me suis sentie un peu seule au milieu de tous ces beaux vélos. Plein de gens m'ont dit que c'était super courageux de le faire avec ce vélo... "Courageux"? Sur le coup je n'ai pas saisi... c'est une fois sur le parcours de vélo que j'ai compris!!! J'avais beau appuyer de toutes mes forces sur les pédales, les autres me doublaient à toute vitesse!!! (et me souhaitaient bon courage! ça c'est sympa!). A un moment, j'ai même doublé un gars qui avait crevé, il a eu le temps de démonter son pneu, changer la chambre à air, regonfler, et 5 min plus tard il me dépassait comme un avion! (gros coup au moral...). Enfin, j'ai bien galéré, mais j'ai quand même passé un super moment. Le parcours était bien sympa, et je savais qu'il y avait une "grosse bosse" à un endroit sur le parcours, donc j'étais "prête psychologiquement", et victoire, je n'ai pas mis le pied par terre! Sur la deuxième boucle je me suis trouvée un "pote de galère" (dossard 146...) qui évoluait sur un VTT, on s'est tenu compagnie, il me doublait dans les descentes, et je le rattrapais en montée ;)...

    Ensuite la course à pied (enfin quelque chose que je connais...) : je gagne du temps sur la transition. Comme j'ai déjà mes chaussures de course à pied, j’ai juste à poser le vélo(bon d'accord c'est que 30sec mais c'est toujours ça de pris ;)...

    La transition vélo-course à pied ça a été. Comme il fallait faire pas mal de chemin entre la descente du vélo et le dépôt dans le parc à vélo, mes jambes ont dû s'habituer, et quand je me suis mise à courir ça allait. En plus le début était sur un petit chemin pas très stable avec des cailloux, donc je n'ai pas cherché à aller vite sur les 200 premiers mètres, cela a dû aider.

    Pendant la course à pied, je ressentais de la fatigue (surtout les cuisses qui ont trinqué pendant le vélo...), mais ça allait, j'étais moins épuisée que ce que j'aurais pensé. Et puis surtout, j'ai doublé des gens qui m'avait dépassée en vélo, et ça, ça regonfle à bloc!!! En plus, il y avait plein de gens postés sur le parcours qui nous encourageaient!

    Pour finir, un chrono à 1'47'49, dont 1'02'16 sur le vélo... c'est loin des premiers, mais j'ai passé un super moment, et je suis bien contente de l'avoir fait!

    Pour la suite, j'aime bien le format sprint (accessible sans trop d'entraînement), et j'aimerais bien me lancer sur un CD d'ici septembre! (pendant l'été j'aurais le temps de m'entrainer...)

    Avant ça, il faudra que je me renseigne pour trouver un vélo de course "d'occase",  pas un truc haut de gamme, mais au moins un vélo avec des pneus fins, et qui pèse moins de 20kg! (et sans garde boue, parce que ça c'était le détail qui tue...) 

    Voilà, en conclusion, une super expérience à renouveler! Ma nouvelle combi n'a pas fini de servir ;)... »

  • Aurélie, notre débutante témoin, deuxième triathlon

    Voici le deuxième témoignage d'Aurélie qui se lance dans le triathlon cette année. Après le Triathlon de Versailles, Aurélie a participé au Triathlon d'Enghien. Voici ses impressions:
     

    " Le réveil a été un peu dur dimanche (mettre le réveil à 6h30 un dimanche matin, faut vraiment être motivée!!!). Quand le réveil a sonné, le premier réflexe c'est de se dire oh non, déjà lundi... pas envie d'aller bosser, mais quand on réalise que cette sonnerie, pour une fois ne veut pas dire boulot, mais triathlon d'Enghien, on se retrouve debout en un temps éclair ! (question de motivation ;)...). Un bol de café et quelques tartines histoire de prendre des forces, et zou, on file à la gare du nord attraper le train de 7h28, l'occasion de rencontrer les premiers concurrents, facilement repérables dans le train car accompagnés de leurs vélos!
     
    La natation : cette fois-ci, c'est la natation qui a été le plus difficile ! La distance était plus courte qu'à Versailles, mais il n'y avait pas de départ différé pour les filles (et dire que j'avais osé râler la fois où on nous l’avait annoncé...). A 400 nageurs dans l'eau, ça cogne sévère... pour éviter la baston du départ, je décide de me mettre tout à droite et légèrement en retrait, pour prendre un peu plus large et être tranquille, quitte à nager un peu plus... manque de bol, je n'avais pas vu qu'une structure métallique (un genre d'éclairage dans le lac) était justement placée pile à cet endroit, et nous forçait à suivre le mouvement sur la première longueur... après quelques secondes de réflexions, je réalise qu'il me reste deux solutions: rester en arrière ou... foncer dans le tas!
    Je prends une grande inspiration, et je fonce dans le tas! Le plus dur à passer a été la "barrière des brasseurs": coups de pieds assurés ! Une fois ce peloton passé, et bien il suffit d'agiter les bras (pas trop les jambes au départ histoire de pas assommer les gens de derrière) sans trop se poser de questions et de suivre le mouvement! La sensation de nager "collé/serré" au milieu de plein de gens est assez surprenante, mais l'avantage, c'est qu'il n'y a pas tellement besoin de regarder où on va !
    Le passage de la première bouée est un peu dur (je suis en plein dans le peloton, et je m'offre une petite gorgée d'eau du lac d'Enghien… Après tout l'hydratation c'est important quand on fait du sport ;)...). Pour la deuxième j'arrive à m'écarter (cette fichue structure métallique a enfin disparu) et à prendre large pour être tranquille... La dernière longueur se fait donc tranquillement, en plus sur la fin de parcours le groupe s'étale donc c'est plus facile!
     
    Le vélo ensuite! Ce coup-ci, j'ai un "vrai vélo de course avec des pneus fins";) et franchement, ça change pas mal! Et un défi à relever: Thomas (mon tri-Partner qui nage comme un poisson...) avait gardé son VTT, et mon défi était de le rattraper pendant le vélo! Bon, je n'ai pas réussi (il avait pris trop d'avance en natation...) mais je fais quand même un meilleur temps que lui sur le vélo!!!  (D’accord, seulement 11 secondes, mais c'est toujours ça de pris !).
    Un vélo de course, ça change quand même pas mal les choses (et puis il doit aussi y avoir le côté psychologique : « j’ai un bon vélo donc j’ai plus d'excuses »), mais il me reste quand même à m'entraîner un peu, le vélo, ce n’est pas encore mon point fort! Mais j'ai vraiment pris du plaisir sur cette partie! J’avais une sensation de facilité (j'avais essayé le vélo juste 1/2 heure vendredi soir, donc je gardais les sensations de mon ancien vélo!), par contre, c'est moins stable, et on ressent tous les défauts de la route. En plus, comme c'est le deuxième triathlon, et qu'il est moins long qu'à Versailles, je sais que je suis capable de tenir la distance et je cherche moins à m'économiser!
     
    La course à pied enfin! Ce coup-ci, même la course à pied a été déroutante ! La transition a été plus difficile que la dernière fois: je pense que j'y ai été "plus fort" sur le vélo, et la distance à parcourir en courant à côté du vélo a été plus faible qu'à Versailles, donc les jambes n'ont pas trop eu le temps de s'habituer. Sur les premières foulées, j’ai une sensation bizarre de jambes raides, qui "tapent fort" sur le sol... (j’ai du mal à allonger les jambes) donc je ne pars pas trop vite, histoire de voir comment ça revient! Et petit à petit je sens les jambes se délier, et je recommence à courir comme j'en ai l'habitude! Le seul souci, c'est que c'est déjà l'arrivée (qui aurait cru que je serais presque triste de voir une ligne d'arrivée!!!). Quoi, c'est déjà fini? C'est quand le prochain ;)?
     
    Je crois que ça y est, je suis fichue, je viens d'être définitivement contaminée par le virus du triathlon! (attention c'est contagieux, Camille ma coloc- a aussi adoré, et est prête à ressigner!)
    En plus, maintenant que j’ai un vélo de championne, plus d'excuses!!!
    "

 
 
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